Une athléte éco-responsable

Publié par Domitille | Mar 5, 2021 | Actualités, Jouer au rugby, Portraits 

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Lenaïg Corson est une figure importante du rugby. C’est aussi une athlète et une femme engagée qui porte des idées et espère faire évoluer les consciences.

Dans un précédent article, Lenaïg nous a parlé de son combat pour le rugby féminin. Ce deuxième chapitre aborde l’éco-responsabilité de Lenaïg Corson. L’internationale, très sensibilisée à la dégradation de l’environnement depuis son enfance, donne de son temps et utilise sa notoriété pour éveiller les consciences. Après sa carrière de rugby, elle souhaite s’investir davantage dans ce combat.

Lire aussi : Lenaïg Corson, son combat pour le rugby au féminin

Depuis un an, tu communiques régulièrement sur l’écologie. Quand as-tu commencé à t’y intéresser ?
“Pour moi, l’écologie a toujours été un sujet important dans mon éducation. La Bretagne est un territoire très impacté par la dégradation de l’environnement. Je pense, par exemple, à la pollution liées aux pesticides parce qu’on est une grosse région agricole. Je pense aussi aux plages les plus proches de chez moi qui sont marquées par le phénomène des algues vertes. Ou encore à l’Erika, avec cette boue noire venue s’étaler sur nos plages, et aux animaux en train de mourir dans l’eau. Comme j’ai un lien assez puissant avec la mer, de la voir polluée, de voir tout son écosystème subir des dommages, forcément ça interpelle beaucoup”.

Tu as été marquée par la pollution, par la dégradation de l’environnement. Est-ce que c’est cela qui t’a donné envie de t’engager sur ces sujets ?
“A 20 ans, quand je suis arrivée à Rennes pour mes études, j’avais envie de m’engager dans des associations environnementales. Je me suis rapprochée de deux associations, Green Peace et Eaux et rivières de Bretagne.

Green Peace est connu pour être très actif sur le sujet de l’environnement. J’avais envie de m’ouvrir aux combats qu’ils menaient et de comprendre les problématiques qu’ils avaient. Parce que finalement, il y a 10 ans, on n’était pas tant sensibilisé que ça sur ces sujets-là. On avait tous vu des vidéos de déforestations, de marées noires. Mais de pouvoir prendre part à des conférences, à des groupes de travail, ça m’a vraiment ouvert les yeux sur des problèmes existants“.

On voit bien que tu es très sensible à l’écologie depuis ton enfance. Pourquoi as-tu décidé d’en parler sur tes réseaux sociaux l’année dernière ?
“Mes parents vivent à la campagne. Ils sont très respectueux de l’environnement. Mon père a toujours eu des ruches. Par le passé, ça a déjà été compliqué, mais cette année c’est pire. Il avait 5 ruches et depuis octobre, ils les a toutes perdues. La pollution, c’est donc quelque chose qui nous impacte directement parce qu’on récupérait le miel de nos abeilles et aujourd’hui, il n’y en a plus aucune. Alors forcément, on se pose des questions”.

Pourquoi n’y-a-t’il plus d’abeilles ?
“Déjà, il y a des frelons asiatiques qui ne devraient pas être sur notre territoire et qui bouffent nos abeilles. On les a vus à l’action et c’est terrible de voir nos abeilles se faire dévorer par ces frelons et de ne quasiment rien pouvoir faire.

Ensuite, on habite en pleine campagne et autour de nous, il y a peut-être des pesticides répandus sur les terres. Les abeilles sont désorientées et n’arrivent pas à retrouver la ruche et voilà comment on en arrive à ne plus avoir d’abeilles.

Et aujourd’hui, les abeilles c’est la vie parce que sans elles, on n’a plus la pollinisation, ce qui veut dire qu’on n’a plus de fruits ou de légumes. Elles ont un rôle tellement précieux dans notre écosystème que ça fait peur d’assister à l’extinction de cette espèce“.

Lors du premier confinement, tu as posté des choses sur les abeilles justement.
“Mon père a perdu deux de ses cinq ruches pendant le premier confinement. Ca a été un réveil pour moi. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à faire une première vidéo pour sensibiliser les gens et leur montrer comment protéger les ruches à proximité de chez eux en fabricant des pièges à frelons.

Il faut vraiment éveiller les consciences parce que les abeilles sont en train de mourir. Les abeilles ce n’est pas que du miel – et dieu c’est que c’est bon! – mais ce n’est pas que ça”...

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